Lien entre travail de nuit et cancers du sein, de la prostate et colorectaux

26/08/19Imprimer

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En juin dernier, 27 scientifiques de 16 pays se sont réunis au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) pour finaliser leur évaluation de la cancérogénicité du travail de nuit. Une première synthèse des travaux a été publiée dans la revue The Lancet en juillet 2019. 

Le groupe de scientifiques a conclu que le travail de nuit était associé au cancer du sein en s’appuyant notamment sur une importante étude concernant la santé des infirmières "Nurses' Health Study II".  D’autres études permettent de conclure à une association similaire pour les cancers de la prostate et colorectaux. La classification comme cancérogène probable s’explique par le fait qu’il existe aujourd’hui un niveau limité de preuve dans des études portant sur les êtres humains.

Les résultats de cette évaluation seront publiés dans le volume 124 des Monographies du CIRC. Le Centre avait déjà classé le travail posté comme "probablement cancérogène pour les humains" (groupe 2A). L’explication principale se trouvant dans la perturbation des rythmes circadiens qui déterminent entre autres le niveau de production hormonale. Or certains cancers comme ceux du sein et de la prostate sont "hormonodépendants", c’est-à-dire que leur développement peut être causé ou facilité par des perturbations dans la production d’hormones.

Le nouvelle évaluation de 2019 est justifiée par la publication de nombreuses études après 2007 qui permettent d’affiner les connaissances sur cette question.

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