REACH : une ONG dénonce la mauvaise qualité des dossiers d’enregistrement

26/11/18Imprimer

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32% des substances chimiques produites ou importées depuis 2010 dans l’Union européenne dans des quantités supérieures à 1 000 tonnes par an ne respectent pas la réglementation REACH. C'est ce qu'affirme le Bureau européen de l’environnement (EEB), en s’appuyant sur une étude conjointe de l'Institut fédéral allemand pour l’évaluation des risques (Bundesinstitut für Risikobewertung, BfR) et de l’Agence allemande de l’environnement (UBA).

En moyenne, plus de 3 substances sur 10 largement commercialisées n’ont pas passé avec succès un test d’évaluation des dossiers qui sont censés contenir des données sur la toxicité pour l’environnement et l’homme de ces substances, afin d’en garantir un usage sûr.

4 rapports remis sur 10 ne respectaient pas les exigences légales en ce qui concerne l’évaluation des effets mutagènes (capacité à induire des mutations génétiques) et 34 % étaient défaillants quant aux effets sur la fertilité. Seulement 31% satisfaisaient aux exigences de REACH en matière d’informations toxicologiques et écotoxicologiques. Le pourcentage restant concernait des dossiers pour lesquels il était nécessaire de réaliser des recherches complémentaires.

Basée à Helsinki, l’ECHA croule sous les quelque 40 000 (sur près de 150 000 molécules en circulation) dossiers d’enregistrement. Elle n’a pu “vérifier la conformité” que de 1 780 d’entre eux, a-t-elle déclaré.

Lire le communiqué du Bureau européen de l’environnement