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ESTONIE : les troubles mentaux sont l’une des principales causes d’invalidité

Une analyse récente du ministère des Affaires sociales révèle que les employeurs, les travailleurs et l'État devraient contribuer davantage au maintien de la santé mentale des employés. Les problèmes de santé mentale liés travail constituent la deuxième cause d'incapacité de travail en Estonie. Leurs coûts directs et indirects sont estimés à 572 millions d'euros par an, et pourraient augmenter dans un avenir proche.

"Les facteurs de risque psychosociaux sont souvent considérés comme des sujets douteux et ne sont pas gérés comme les autres risques. Pourtant, des facteurs de stress ont un impact direct sur le bien-être de l'entreprise ou de l'organisation, ainsi que sur le travail et la vie privée de l'individu", a déclaré Tanel Kiik , ministre des Affaires sociales.

Les risques psychosociaux les plus courants sont liés aux clients problématiques (69,9%), contraintes de temps (49,2%), horaires de travail longs ou irréguliers (22,6%) et à la peur de perdre son emploi (26%). Les principales difficultés à gérer ces risques sont la réticence à parler ouvertement de ces problèmes, le manque de sensibilisation du personnel et de la direction, le manque de savoir-faire et le soutien de spécialistes.

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ESPAGNE : établissement des priorités de prévention selon la sinistralité

L'INSST vient de publier le rapport des "Activités prioritaires en fonction de la sinistralité" en 2018. À partir de l'incidence des accidents du travail avec arrêt, l'objectif est de détecter les groupes présentant un risque ou une probabilité plus élevés d'être victimes de ces accidents et ainsi d'orienter les ressources pour l'évaluation des risques, la surveillance de la santé, etc. en privilégiant ces groupes.

Une double perspective en vue d'une gestion optimale des ressources est de tenir compte des groupes de population les plus à risque. La première partie du rapport s'intéresse à l'ensemble des accidents par rapport à la population assurée, la seconde se concentre sur les accidents graves, très graves et mortels et la troisième sur les différences entre les hommes et les femmes.

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ESPAGNE : Mutua Balear promeut les étirements pour la santé au travail des femmes de chambre

Mutua Balear a mis en ligne sur sa chaîne YouTube une nouvelle vidéo à destination des femmes de chambre. L'objectif est de promouvoir les étirements recommandés par les professionnels de la santé afin d'éviter l'apparition de douleurs liées aux postures contraignantes et aux gestes répétitifs.

En seulement cinq minutes, à effectuer tous les jours ou plusieurs fois par semaine,  ces étirements réguliers se traduiront par une plus grande mobilité des articulations et des muscles. Ils permettront ainsi de prévenir les blessures, de minimiser l’inconfort musculaire et "de jouir d'une meilleure qualité de vie".

Cette vidéo, avec 4 autres déjà éditées précédemment, fait partie du "Plan d'activités de prévention" lancé par Mutua Balear pour lutter contre les accidents du travail. 

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DANEMARK : violence au travail et menaces

Dans un article publié en août, l'Autorité danoise de l'environnement de travail revient sur l'étude des symptômes de dépression et stress post traumatique liés à la violence et aux menaces au travail. L'étude portait sur 5000 employés dans quatre secteurs sociaux : soins aux personnes âgées, psychiatrie, écoles spécialisées et services pénitentiaires.

Le projet combinait questionnaires et données. Selon les auto-déclarations, les conséquences sur la santé étaient plus importantes qu'elles ne l'étaient selon les données disponibles comme la consommation de médicaments par exemple.

Pour ce qui est des facteurs organisationnels, les exigences quantitatives et émotionnelles particulièrement élevées augmentent le risque que les employés signalent violence et menaces. Concernant les facteurs individuels, certains traits de personnalité pourraient accroître le risque d'être exposé à ces risques à condition que le niveau de prévention sur le lieu de travail soit faible. 

L'étude montre aussi qu'une formation à la gestion de conflits n'est suivie d'effets que si des mesures fortes sont prises sur le lieu de travail et si la formation ne remonte pas trop loin dans le temps. Le soutien des collègues s'avère plus efficace que celui du management pour réduire le risque de conséquences négatives sur la santé. Le soutien du management peut même avoir des effets contraires.

Paradoxalement, le taux d'incidence de la violence et des menaces est plus faible dans les prisons que dans les établissements de soins. En revanche, le risque de développer un stress post traumatique est le plus élevé parmi les gardiens de prison (21,4%).

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SUÈDE : mission sur l'analyse des accidents du travail mortels

Le gouvernement a chargé l’Agence suédoise pour l’environnement de travail d'analyser les circonstances des accidents du travail mortels survenus en 2018 et au premier semestre 2019, d'en tirer les conclusions et d'envisager des solutions appropriées.

Le travail d’analyse, auquel pourront être associées différentes parties prenantes, devrait porter en particulier sur les industries les plus sinistrogènes. Les conclusions doivent être facilement accessibles et personnalisées. Elles seront rendues au ministère du Travail au plus tard dans le cadre du rapport annuel 2019.

En janvier 2016, le gouvernement avait adopté une stratégie pour l’environnement de travail 2016-2020, qui s'appuie sur une vision zéro accidents mortels : "personne ne devrait mourir à cause de son travail". Des efforts concrets sont nécessaires pour prévenir les accidents du travail.

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ROYAUME-UNI : le HSE publie les chiffres annuels des accidents mortels du travail

Selon les chiffres que vient de publier le Health and Safety Executive (HSE), 147 travailleurs ont subi des blessures mortelles entre avril 2018 et mars 2019, soit un taux de 0,45 pour 100 000 travailleurs. Bien qu'il y ait eu 6 décès de plus qu'en 2017/2018, le nombre est en baisse depuis 1981. 

Les secteurs de l'agriculture, la sylviculture et la pêche ainsi que des déchets et du recyclage sont les plus touchés, avec un taux respectivement 18 fois et 17 fois plus élevé que la moyenne de toutes les industries (taux annuels moyens pour 2014/15-2018/19).

Près de 60% des décès en 2018/19 étaient dus à des chutes de hauteur (40), heurts avec un véhicule en mouvement (30) ou un objet en mouvement (16). Un accident mortel sur quatre concernait des travailleurs âgés de 60 ans ou plus, alors que ces travailleurs ne représentaient que 10 % environ de l'effectif.

Le mésothéliome a tué 2 523 personnes en 2017, un nombre globalement similaire à celui des cinq années précédentes et qui ne devrait commencer à diminuer qu'au début de la prochaine décennie.  

Les données complètes relatives à la sinistralité seront publiées le 30 octobre 2019.

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BELGIQUE : de nouvelles dispositions en faveur des victimes de l'amiante

Une modification légale du 5 mai 2019 apporte plusieurs changements visant à améliorer l'indemnisation des victimes de l'amiante.

Comme il le faisait en cas de mésothéliome et d'asbestose, le Fonds amiante octroie désormais aussi des indemnités aux victimes d'un cancer du poumon et du larynx dû à l'amiante. En outre, un capital supplémentaire de 10 000€ est accordé automatiquement aux victimes en cas de reconnaissance de mésothéliome et un montant indexé de 1000 € maximum est prévu pour les frais funéraires.

Désormais, les victimes d’une maladie liée à l’amiante seront indemnisées à partir du diagnostic, avec un maximum de 120 jours entre celui-ci et la demande d'indemnisation. Auparavant, l'indemnisation n'était qu’à partir de la date de la demande.

Enfin, les médecins du travail des entreprises où le travailleur exerce/a exercé ont l'obligation, moyennant le consentement du travailleur, de transférer certaines données du dossier de santé professionnel, dont les données d'exposition à l'amiante, au médecin traitant de la victime ou un autre médecin qu'elle désigne.

Loi du 5 mai

 

SUÈDE : davantage d’hommes jeunes déclarent des accidents du travail avec arrêt

D’après les statistiques 2018, le nombre d'accidents du travail avec arrêt est à peu près similaire à celui de l'année précédente. Toutefois, il a quasiment doublé chez les hommes âgés de 16 à 24 ans.

Une situation inquiétante selon la directrice générale de l’Agence suédoise pour l’environnement du travail, Erna Zelmin-Ekenhem, qui demandera une analyse approfondie car les données ne permettent pas aujourd'hui d'en déterminer clairement les causes.

Les accidents avec arrêt dont sont plus fréquemment victimes les hommes sont la perte de contrôle des outils à main et les moyens de transport ; chez les femmes, ce sont les chutes et les accidents liés au contact avec des personnes (levage de résidents en maison de retraite ou violence par exemple).

Les cas de maladies professionnelles déclarés sont en diminution de 13 %. Ils sont plus nombreux chez les femmes que les hommes.

Au total, ce sont 118 970 cas d’accident du travail et de maladies professionnelles qui ont été déclarés en Suède en 2018.

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FRANCE : l’INRS lance une web-série pour sensibiliser les jeunes à la SST

L’INRS lance le dispositif digital #MortelTonTaf : une web-série et un site Internet pour sensibiliser les moins de 30 ans aux risques professionnels. L’indice de fréquence des accidents du travail les concernant est près de 1,5 fois plus important que pour les autres salariés et surviennent près d'une fois sur deux lors de leur 1ère année d'embauche.

Dans la web-série de 6 épisodes, Inès Reg, artiste de stand-up du Jamel Comedy Club parodie avec humour les idées reçues sur les risques en entreprise : "ça fait partie du métier", "ça n’arrive qu’aux autres", "la prévention, c’est compliqué" … Les sketchs ont été rédigés par le Jamel Comedy Club.

Le site www.mortel-ton-taf.fr propose un test d’autodiagnostic, des informations sur les facteurs de risques, les effets sur le travail, les interlocuteurs dans l’entreprise… et des ressources documentaires de l’INRS concernant les risques professionnels auxquels les jeunes peuvent être exposés : bruit, drogues/alcool, stress, troubles musculosquelettiques, chutes, risques routiers et chimiques.

Un jeu concours permettra de gagner des places au spectacle de la troupe du Jamel Comedy Club.

AUTRICHE : le programme AUVAsicher fête ses 20 ans

Créé en 1994, avant l'adhésion de l'Autriche à l'Union européenne, le programme AUVAsicher permet aux entreprises comptant jusqu'à 50 salariés de bénéficier gratuitement des soins de santé et de sécurité au travail légalement requis. En 20 ans, il a contribué à la réduction des accidents du travail d'un tiers.

Aujourd'hui, le monde du travail continue d'évoluer et la devise est souvent : "plus haut, plus vite, plus loin, plus…". Les maladies mentales sont en augmentation ; un tiers des diagnostics en ce sens aboutissent à une rente d'invalidité. Renate Anderl, Présidente de la Chambre du travail, et Bernhard Achitz, Secrétaire principal à la Confédération des syndicats autrichiens (ÖGB), sont du même avis : "De plus en plus d’employés ne sont plus en mesure de supporter les exigences excessives. En plus des soins de santé et de sécurité au travail, AUVAsicher devrait offrir également une prise en charge psychologique".

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