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FRANCE : l’INRS lance une web-série pour sensibiliser les jeunes à la SST

L’INRS lance ce jour le dispositif digital #MortelTonTaf : une web-série et un site Internet dédié pour sensibiliser les moins de 30 ans aux risques professionnels. L’indice de fréquence des accidents du travail les concernant est près de 1,5 fois plus important que pour les autres salariés et surviennent près d'une fois sur deux lors de leur 1ère année d'embauche.

Autour d’une web-série de 6 épisodes, Inès Reg, artiste de stand-up du Jamel Comedy Club parodie avec humour les idées reçues sur les risques en entreprise : "ça fait partie du métier", "ça n’arrive qu’aux autres", "la prévention, c’est compliqué" … Les sketchs ont été rédigés par le Jamel Comedy Club.

Associé aux vidéos, le site www.mortel-ton-taf.fr propose un test d’autodiagnostic, des informations sur les facteurs de risques, les effets sur le travail, les interlocuteurs dans l’entreprise… et des ressources documentaires de l’INRS concernant les risques professionnels auxquels les jeunes peuvent être exposés : bruit, drogues/alcool, stress, troubles musculosquelettiques, chutes, risques routiers et chimiques.

Le dispositif digital sera accompagné au mois de juin d’une campagne de communication via les médias sociaux et la presse en ligne. Un jeu concours permettra de gagner des places au spectacle de la troupe du Jamel Comedy Club.

AUTRICHE : le programme AUVAsicher fête ses 20 ans

Créé en 1994, avant l'adhésion de l'Autriche à l'Union européenne, le programme AUVAsicher permet aux entreprises comptant jusqu'à 50 salariés de bénéficier gratuitement des soins de santé et de sécurité au travail légalement requis. En 20 ans, il a contribué à la réduction des accidents du travail d'un tiers.

Aujourd'hui, le monde du travail continue d'évoluer et la devise est souvent : "plus haut, plus vite, plus loin, plus…". Les maladies mentales sont en augmentation ; un tiers des diagnostics en ce sens aboutissent à une rente d'invalidité. Renate Anderl, Présidente de la Chambre du travail, et Bernhard Achitz, Secrétaire principal à la Confédération des syndicats autrichiens (ÖGB), sont du même avis : "De plus en plus d’employés ne sont plus en mesure de supporter les exigences excessives. En plus des soins de santé et de sécurité au travail, AUVAsicher devrait offrir également une prise en charge psychologique".

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SUISSE : le programme de réinsertion de la Suva porte ses fruits

Grâce au programme "Incitations pour réinsertions en entreprise", la Suva a ouvert de nouvelles perspectives professionnelles à 78 personnes accidentées en 2018. Cela lui a permis en outre d'économiser plus de 21 millions de francs sur les rentes futures et ainsi de baisser le montant des primes.

L'économie ainsi réalisée bénéficie aux assurés sous la forme de primes plus basses. En effet, la Suva doit, en moyenne, mettre en réserve un capital de 352 000 francs pour chaque rente accordée à vie.

L’effort de réinsertion se concentre sur les personnes accidentées qui sont dans l’incapacité de poursuivre l'activité qu’elles exerçaient auparavant ou ne le peuvent qu’avec un soutien particulier de leur employeur. Outre certaines conditions réglementaires, il faut que les personnes concernées soient motivées pour pouvoir bénéficier du programme.

La Suva peut prendre en charge le coût de la réinsertion jusqu’à concurrence de 20 000 francs pour l'adaptation du poste de travail, une initiation ou une formation permettant un changement d'activité ou l'obtention d'un nouvel emploi. Une récompense de 20 000 francs peut être en plus accordée à l'entreprise une fois la réinsertion menée à bien.

Depuis son lancement en 2016, ce programme a permis à la Suva de réinsérer avec succès 188 personnes accidentées tout en économisant 52 millions de francs sur les prestations de rente.

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BELGIQUE : nouvelles règles pour la qualité de l’air intérieur dans les locaux de travail

L’arrêté royal du 2 mai 2019 modifie le code du bien-être au travail en matière de qualité de l’air intérieur, ajoutant la définition du "local de travail", à savoir celui dans lequel se trouve un poste de travail. Il modifie également les articles qui concernent la ventilation des lieux de travail.

Le principe général est que les travailleurs doivent bénéficier d’une bonne qualité d’air intérieur. Auparavant, seul le critère "d’air neuf en quantité suffisante" comptait. L’employeur est désormais tenu d’effectuer une analyse de risque de la qualité de l’air intérieur et tenir compte des différentes sources de pollution : présence et activité physique de personnes ; présence de produits et matériaux dans les locaux de travail ; entretien, réparation et nettoyage des lieux de travail et qualité de l’air apporté par infiltration et ventilation, pollution et fonctionnement des systèmes de ventilation, de traitement de l’air et de chauffage.

L’employeur doit prendre les mesures techniques et/ou organisationnelles nécessaires pour veiller à ce que la concentration de CO2 dans les locaux de travail soit généralement inférieure à 900 ppm.  

Les règles de base reprises dans l’arrêté royal du 2 mai 2019 seront précisées dans une directive pratique qui sera publiée sur le site Internet du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale.

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BELGIQUE : un site "stress et burn-out"

Le Service public fédéral Sécurité sociale, l’Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI) et le Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale ont uni leurs forces et apporté leurs connaissances pour mettre en ligne le site "Stress et burn-out".

Celui-ci a a été créé pour le grand public, mais fournit aussi des informations ciblées aux employeurs et aux prestataires de soins. Il livre des informations sur la manière de prévenir, reconnaître et vaincre le burnout.

On trouve également des informations sur les prestataires de soins, la formation et les interventions financières.

ESPAGNE : un bonus pour faible taux d'accident

La sécurité sociale alloue un bonus total de 155,2 millions d'euros réparti entre 123 182 entreprises qui en 2017 ont affiché une sinistralité nettement inférieure à la moyenne de leur secteur d'activité.

Le montant de la prime correspond à 5% du montant des cotisations pour risques professionnels, ainsi que 5 % supplémentaires en cas d’investissements de l'entreprise en faveur de la santé et la sécurité au travail.

La Trésorerie Générale de la Sécurité Sociale versera les fonds aux Mutuas qui en feront bénéficier leurs entreprises membres. Ce système est expressément prévu aux articles 97.2 et 146.3 du texte consolidé de la loi générale sur la Sécurité Sociale. Depuis son approbation, il est utilisé par des entreprises de tous secteurs.

Pour y prétendre, l'entreprise doit respecter les principes de prévention énoncés dans la loi 31/1995, ne pas avoir été sanctionnée et avoir cotisé à la Sécurité sociale au cours d'une période d'observation pouvant aller jusqu'à quatre ans. 

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BELGIQUE : étude sur le burn-out et les troubles mentaux associés

Le SPF Emploi a commandité une étude sur le burn-out, avec un double objectif : mesurer la prévalence de celui-ci et des personnes souffrant d’un mal-être au travail en Belgique ; adapter l’outil de détection précoce du burn-out créé en 2013 pour aider les travailleurs, les médecins généralistes et les médecins du travail.

Le projet était dirigé par les Pr. Isabelle Hansez et Dorina Rusu de l’Université de Liège, Pierre Firket de la Clinique du Stress et du Travail et Lutgart Braeckman de l’Université de Gand. Il s'articule autour de ces étapes :
  • établir une revue de la littérature scientifique des cinq dernières années sur le burnout et les troubles mentaux associés (stress, dépression, workaholisme, fatigue chronique, fibromyalgie, brown-out, bore-out) 
  • faire le point sur des concepts fortement médiatisés comme le bore-out ou le brown-out ;
  • mesurer l’ampleur du burnout dans la population belge ;
  • adapter l’outil à l’intention des médecins permettant d’aider à la détection précoce du burnout.

L’étude n’a pas pu aboutir au calcul de la prévalence du burnout. Cependant, une analyse de l’évolution entre 2010 et 2018 a révélé peu de changements dans les caractéristiques individuelles et organisationnelles des travailleurs consultant pour un mal-être au travail. L’étude a également montré l’intérêt d’une utilisation conjointe de deux outils de diagnostic : le jugement clinique du médecin à travers l’outil de détection précoce du burnout et l’utilisation d’un questionnaire auto-rapporté par le patient.

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BELGIQUE : campagne sur l’étiquetage des produits dangereux en direction des jeunes

Les autorités fédérales iront en mai à la rencontre des élèves de l'enseignement technique et professionnel à bord d'un camion entièrement aménagé, le “Federal Truck”. Il s'agit de les informer sur le nouvel étiquetage des produits chimiques dangereux et sur les mesures de sécurité à mettre en œuvre.

Plusieurs disciplines sont concernées, comme la construction, les métiers du bois, la coiffure, l’agriculture, l’horticulture, la mécanique automobile, etc. Au cours d'une séance de 50 minutes dans le camion, les élèves auront accès à diverses ressources : vidéos, jeux, quizz, recommandations… L'objectif est de leur montrer comment utiliser en toute sécurité ces produits dangereux et d’éviter les accidents pendant leurs stages ou sur leurs futurs lieux de travail.

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BELGIQUE : lancement de la campagne "Safety My Priority" dans la construction

Le 21 février 2019, la Confédération Construction a lancé sa campagne de sensibilisation "Safety My Priority". Celle-ci doit montrer à tous les entrepreneurs du secteur l'importance de la sécurité vers et sur le chantier. Elle doit notamment les inciter à signer une charte indiquant qu'ils accordent la priorité absolue à la sécurité.

En 2017, 10% du total des accidents du travail se sont produits dans la construction. La Confédération Construction déplore les 56 accidents du travail qui donnent lieu chaque jour à une incapacité de travail et l'accident mortel qui se produit encore chaque mois. Pourtant, "aux Pays-Bas, en Suède, en Irlande et en Grande-Bretagne, les travailleurs de la construction courent deux fois moins de risque d'être victimes d'un accident du travail".

La Confédération veut mettre l'accent au cours des prochaines années sur 3 priorités : les entreprises de moins de 10 salariés, les accidents provoqués par la chute d’un objet et ceux provoqués par un mouvement sans charge.

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ALLEMAGNE : les partenaires sociaux du bâtiment signent un accord pour prévenir le cancer de la peau

Les partenaires sociaux du bâtiment ont signé un accord pour que les salariés se protègent mieux du soleil lorsqu’ils travaillent à l’extérieur et pour réduire le nombre de cancers de la peau liés au travail.

Le cancer blanc de la peau peut être reconnu comme maladie professionnelle depuis début 2015. Les chiffres n'ont cessé d'exploser depuis. Entre 2016 et 2017, le nombre de reconnaissances a augmenté de 165 pour atteindre 3 887 cas reconnus. En 2017, c'était la troisième maladie professionnelle la plus reconnue. 

Parmi la série de mesures prévues par cet accord, la principale est que les entreprises proposent une fois par an aux salariés travaillant essentiellement à l'extérieur une visite chez un médecin (d'entreprise, du travail, généraliste ou un dermatologue) en vue de favoriser un dépistage précoce des cas de cancer. Cet examen, qui reste volontaire pour les salariés, peut avoir lieu pendant les heures de travail, les frais étant à la charge de l'employeur.

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