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PAYS-BAS : chiffres clés des maladies professionnelles

En 2018, 3 854 déclarations de maladies professionnelles ont été enregistrées, dont les plus fréquentes sont les troubles mentaux et les troubles de l'appareil locomoteur.

L'enseignement, les services financiers et le secteur informatique sont les secteurs les plus concernés par les premiers ; l'industrie, la construction et l'agriculture,  sylviculture et pêche par les seconds.

Les données 2018 montrent que les maladies professionnelles touchent autant les hommes que les femmes et qu'elles augmentent avec l'âge : un tiers de tous les cas signalés concernent des salariés de plus de 55 ans.

Le Centre néerlandais des maladies professionnelles (NCvB) souligne que de nombreux cas de maladie pourraient être évités par des conditions de travail saines. Pour onze affections courantes, une réduction de 3 à 25 % est possible. 

Le rapport donne un aperçu du nombre et de la nature des maladies professionnelles enregistrées et de leur répartition au sein des secteurs et des professions aux Pays-Bas. Il décrit également les développements scientifiques et sociaux en matière de maladies professionnelles.

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IRLANDE : les véhicules sont la principale cause de décès sur le lieu de travail

Selon le rapport annuel que vient de publier la Health and Safety Authority (HSA), celle-ci a enregistré 39 décès liés au travail en 2018 contre 48 en 2017, soit une baisse de 19 %. Mais 44% de ces décès impliquaient des véhicules. Et la tendance se poursuit avec 6 décès provisoirement enregistrés jusqu'à présent en 2019 dans le secteur des transports.

En 2018, les accidents mortels ont impliqué majoritairement des tracteurs, mais aussi des voitures, des camions poubelles et des chariots élévateurs à fourche.

"Les conducteurs au travail oublient souvent les mêmes dangers pour lesquels ils sont vigilants lorsqu'ils conduisent sur la route, ou l'entretien adéquat de leur véhicule et le fait de prêter attention aux piétons lorsqu'ils font marche arrière, selon le Dr McGuinness, directrice générale de la HSA.

Le rapport annuel montre que la HSA a engagé 15 poursuites en 2018, ce qui s'est traduit par des amendes d'un montant total de 705 972 euros.

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Rapport annuel 2018

ESPAGNE : le nombre d'arrêts pour maladies professionnelles atteint des niveaux records

De 2012 à 2018, les arrêts pour maladies professionnelles ont augmenté de 35 %, passant de 7 466 à 11 382, chiffre le plus élevé depuis 2009. Et l'on s'attend à une situation pire encore cette année.

Pour le directeur général de l'Association des Mutuelles Accidents du Travail (AMAT), cette augmentation correspond à la reprise du marché du travail mais aussi à l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2019, du décret royal 28/2018, qui étend la couverture sociale obligatoire des maladies professionnelles à tous les travailleurs.

D’après les chiffres publiés par le ministère de l’Emploi, ce sont les personnels d'entretien qui sont les plus touchés par les arrêts pour maladie professionnelle. Lorsqu’on analyse les causes, 84% des maladies professionnelles donnant lieu à arrêt sont dues à des agents physiques. Viennent ensuite les maladies professionnelles provoquées par l’inhalation de substances dangereuses (6%), celles de la peau provoquées par des substances dangereuses (4%) et par des agents chimiques (4%).

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ALLEMAGNE : les accidents du travail et de trajet impliquant des camions sont de plus en plus fréquents

Le nombre d'accidents du travail et de trajet impliquant des poids lourds a augmenté ces dernières années. En 2018, 84 accidents mortels ont été enregistrés.

Ce sont surtout les chauffeurs qui sont blessés, mais ce sont aussi les assurés qui se déplacent en vélo ou à pied. L'assurance accident obligatoire, à travers sa campagne de prévention "kommmitmensch", invite à une sensibilisation accrue des dirigeants et des salariés aux risques engendrés par la distraction au volant. Les caisses d'assurance donnent des conseils sur la façon dont le problème peut être abordé et comment promouvoir un dialogue sur la santé et la sécurité au travail dans les entreprises. Discuter des situations dangereuses, aborder le sujet des quasi-accidents, apprendre de ses erreurs, permet de développer une culture de l'erreur constructive.

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ESTONIE : les troubles mentaux sont l’une des principales causes d’invalidité

Selon une analyse récente du ministère des Affaires sociales, les problèmes de santé mentale liés au travail constituent la 2e cause d'incapacité de travail. Les coûts directs et indirects sont estimés à 572 millions d'euros par an et pourraient augmenter dans un avenir proche.

"Les facteurs de risque psychosociaux sont souvent considérés comme des sujets douteux et ne sont pas gérés comme les autres risques. Pourtant, des facteurs de stress ont un impact direct sur le bien-être de l'entreprise ou de l'organisation, ainsi que sur le travail et la vie privée de l'individu", a déclaré Tanel Kiik, ministre des Affaires sociales.

Les risques psychosociaux les plus courants sont liés aux clients problématiques (69,9%), aux contraintes de temps (49,2%), horaires de travail longs ou irréguliers (22,6%) et à la peur de perdre son emploi (26%). Les principales difficultés à gérer ces risques sont la réticence à parler ouvertement de ces problèmes, le manque de sensibilisation du personnel et de la direction, le manque de savoir-faire et le soutien de spécialistes.

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ESPAGNE : établissement des priorités de prévention selon la sinistralité

L'INSST vient de publier le rapport des "Activités prioritaires en fonction de la sinistralité". À partir de l'incidence des accidents du travail avec arrêt en 2018, l'objectif est de détecter les groupes présentant un risque ou une probabilité plus élevés d'être victimes de ces accidents et ainsi d'orienter les ressources pour l'évaluation des risques, la surveillance de la santé, etc. en privilégiant ces groupes.

Une double perspective en vue d'une gestion optimale des ressources est de tenir compte des groupes de population les plus à risque. La première partie du rapport s'intéresse à l'ensemble des accidents par rapport à la population assurée, la seconde se concentre sur les accidents graves, très graves et mortels et la troisième sur les différences entre les hommes et les femmes.

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ESPAGNE : Mutua Balear promeut les étirements pour la santé au travail des femmes de chambre

Mutua Balear a mis en ligne sur sa chaîne YouTube une nouvelle vidéo à destination des femmes de chambre. L'objectif est de promouvoir les étirements recommandés par les professionnels de la santé afin d'éviter l'apparition de douleurs liées aux postures contraignantes et aux gestes répétitifs.

En seulement cinq minutes, à effectuer tous les jours ou plusieurs fois par semaine,  ces étirements réguliers se traduiront par une plus grande mobilité des articulations et des muscles. Ils permettront ainsi de prévenir les blessures, de minimiser l’inconfort musculaire et "de jouir d'une meilleure qualité de vie".

Cette vidéo, avec 4 autres déjà éditées précédemment, fait partie du "Plan d'activités de prévention" lancé par Mutua Balear pour lutter contre les accidents du travail. 

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DANEMARK : violence au travail et menaces

Dans un article publié en août, l'Autorité danoise de l'environnement de travail revient sur l'étude des symptômes de dépression et stress post traumatique liés à la violence et aux menaces au travail. L'étude portait sur 5000 employés dans quatre secteurs sociaux : soins aux personnes âgées, psychiatrie, écoles spécialisées et services pénitentiaires.

Le projet combinait questionnaires et données. Selon les auto-déclarations, les conséquences sur la santé étaient plus importantes qu'elles ne l'étaient selon les données disponibles comme la consommation de médicaments par exemple.

Pour ce qui est des facteurs organisationnels, les exigences quantitatives et émotionnelles particulièrement élevées augmentent le risque que les employés signalent violence et menaces. Concernant les facteurs individuels, certains traits de personnalité pourraient accroître le risque d'être exposé à ces risques à condition que le niveau de prévention sur le lieu de travail soit faible. 

L'étude montre aussi qu'une formation à la gestion de conflits n'est suivie d'effets que si des mesures fortes sont prises sur le lieu de travail et si la formation ne remonte pas trop loin dans le temps. Le soutien des collègues s'avère plus efficace que celui du management pour réduire le risque de conséquences négatives sur la santé. Le soutien du management peut même avoir des effets contraires.

Paradoxalement, le taux d'incidence de la violence et des menaces est plus faible dans les prisons que dans les établissements de soins. En revanche, le risque de développer un stress post traumatique est le plus élevé parmi les gardiens de prison (21,4%).

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SUÈDE : mission sur l'analyse des accidents du travail mortels

Le gouvernement a chargé l’Agence suédoise pour l’environnement de travail d'analyser les circonstances des accidents du travail mortels survenus en 2018 et au premier semestre 2019, d'en tirer les conclusions et d'envisager des solutions appropriées.

Le travail d’analyse, auquel pourront être associées différentes parties prenantes, devrait porter en particulier sur les industries les plus sinistrogènes. Les conclusions doivent être facilement accessibles et personnalisées. Elles seront rendues au ministère du Travail au plus tard dans le cadre du rapport annuel 2019.

En janvier 2016, le gouvernement avait adopté une stratégie pour l’environnement de travail 2016-2020, qui s'appuie sur une vision zéro accidents mortels : "personne ne devrait mourir à cause de son travail". Des efforts concrets sont nécessaires pour prévenir les accidents du travail.

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ROYAUME-UNI : le HSE publie les chiffres annuels des accidents mortels du travail

Selon les chiffres que vient de publier le Health and Safety Executive (HSE), 147 travailleurs ont subi des blessures mortelles entre avril 2018 et mars 2019, soit un taux de 0,45 pour 100 000 travailleurs. Bien qu'il y ait eu 6 décès de plus qu'en 2017/2018, le nombre est en baisse depuis 1981. 

Les secteurs de l'agriculture, la sylviculture et la pêche ainsi que des déchets et du recyclage sont les plus touchés, avec un taux respectivement 18 fois et 17 fois plus élevé que la moyenne de toutes les industries (taux annuels moyens pour 2014/15-2018/19).

Près de 60% des décès en 2018/19 étaient dus à des chutes de hauteur (40), heurts avec un véhicule en mouvement (30) ou un objet en mouvement (16). Un accident mortel sur quatre concernait des travailleurs âgés de 60 ans ou plus, alors que ces travailleurs ne représentaient que 10 % environ de l'effectif.

Le mésothéliome a tué 2 523 personnes en 2017, un nombre globalement similaire à celui des cinq années précédentes et qui ne devrait commencer à diminuer qu'au début de la prochaine décennie.  

Les données complètes relatives à la sinistralité seront publiées le 30 octobre 2019.

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