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Statistiques accidents du travail dans l'UE

Selon des données présentées par Eurostat en juin 2018, un peu plus de 3,2 millions d'accidents du travail non mortels ont entraîné au moins quatre jours d'arrêt en 2015 dans l'UE-28.

Ce chiffre est en légère diminution par rapport à 2014 : -0,3% (-9 118). Les trois quarts des accidents du travail non mortels ont entraîné des blessures et des lésions superficielles, des luxations, des entorses et foulures ou des commotions et lésions internes. Les secteurs de la construction, de l'industrie, du transport et stockage, ainsi que de l'agriculture, la sylviculture et l'élevage ont enregistré un peu moins de la moitié (44,9 %) de l'ensemble des accidents du travail non mortels en 2015.

Les accidents du travail mortels, au nombre de 3 876 en 2015, ont en revanche accusé une hausse de 2,7% (+102) par rapport à 2014, soit un ratio d'environ 830 accidents pour un accident mortel en 2015. La différence homme-femme était plus marquée encore que pour les accidents non mortels avec 19 cas sur 20 concernant des hommes. Plus d'un accident mortel sur cinq s'est produit dans le secteur de la construction.

En termes de taux d'incidence standardisés, il y a eu en moyenne 2,38 accidents mortels pour 100 000 personnes employées en 2015 dans l'UE-28 et 1 642 accidents non mortels.

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Substances dangereuses : deux fiches d’information pratique

Dans le cadre de la campagne "Lieux de travail sains" 2018-2019 , l’EU-OSHA a publié deux fiches d’information, chacune disponible en plusieurs langues, sur la législation et la substitution :

 



Epuisement professionnel au travail : examen des données et des réponses politiques dans l'UE

Quelle incidence ? Maladie ou syndrome ? Quels déterminants liés au travail ?… Ces questions sont au coeur du rapport publié le 10 septembre par Eurofound qui présente un comparatif des données et des politiques existantes sur l'épuisement professionnel.

L'étude s'appuie sur les réponses à un questionnaire adressé aux correspondants d'Eurofound dans les pays de l'UE-28 et en Norvège. Elle révèle que le phénomène est en augmentation, ainsi que des différences dans la compréhension et les définitions de l'épuisement professionnel entre autodéclaration et diagnostic médical. La prévalence du burnout est plus élevée dans le premier cas de figure, ainsi que chez les femmes.

Certains définissent le burnout comme un syndrome, d'autres comme une maladie. Faute de définition commune, les données sont difficiles à comparer. Tous les correspondants s'accordent en revanche sur les multiples déterminants du burnout. Selon les auteurs du rapport, neuf pays ont été en mesure de présenter des données représentatives et spécifiques sur l'épuisement professionnel : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Estonie, la Finlande, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la République tchèque. Et il n'y a qu'en Italie et en Lettonie que le burnout est actuellement reconnu comme maladie professionnelle.

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Contribuez à la 6e Conférence EUROSHNET sur la normalisation, les essais et la certification

Cette conférence européenne portera sur le thème "Be smart, stay safe together - Innovative products and workplaces" et se tiendra du 12 au 14 juin 2019 à Dresde (Allemagne).

Elle est organisée dans le cadre du réseau EUROSHNET, un projet commun d'EUROGIP et de l'INRS (France), de la KAN et la DGUV (Allemagne), du CIOP-PIB (Pologne), du FIOH (Finlande) et de l'INSHT (Espagne) qui rassemble des experts en prévention investis d'une mission de normalisation.

Des exposés, ateliers et programmes interactifs donneront aux participants de la conférence 2019 l’occasion d’échanger sur leurs expériences et de dialoguer sur ce qu’ils attendent de produits et postes de travail innovants.

Si vous souhaitez soumettre une communication lors de cette conférence, vous êtes invité à candidater à l'adresse https://www.euroshnet.eu/conference-2019/call-for-papers/ d'ici au 15 octobre 2018.

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* "Agile, en sécurité tous ensemble. Des produits et des lieux de travail innovants"


Vue d'ensemble 2018 des nouvelles formes d'emploi

En Europe, de nouvelles formes d'emploi diffèrent considérablement de l'emploi traditionnel. Certaines transforment la relation entre l'employeur et l'employé, tandis que d'autres modifient l'organisation et les habitudes de travail. Ces nouvelles formes de travail impliquent souvent des lieux autres que les locaux habituels ou l'utilisation extensive des technologies de l'information et de la communication.

Ce nouveau rapport que publie Eurofound en guise de mise à jour du bilan de 2015 identifie neuf formes d'emploi, nouvelles ou qui sont devenues de plus en plus importantes en Europe depuis l'an 2000 : le partage stratégique des employés, le travail partagé, le management de transition, le travail occasionnel, le travail nomade basé sur les TIC, le travail par bons, le travail "par portfolio", les plateformes de travail et le travail indépendant collaboratif. L'objectif visé est d'accroître la flexibilité pour les employeurs et / ou les employés.

Parfois, employeurs et employés peuvent être bénéficiaires mais, dans certains cas des préoccupations existent quant à l'impact sur les conditions de travail et le marché du travail.

Le rapport souligne la nécessité d'identifier les problèmes potentiels et le besoin de filets de sécurité pour les travailleurs.

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Directive Machines : l'évaluation de la Commission est disponible

La directive Machines (2006/42/CE) est globalement pertinente, efficace et cohérente. Elle a une valeur ajoutée européenne, est adaptée à l'objectif visé et propice à l'innovation. Tel est le résultat de l'évaluation du texte publié début mai.

"Au plan juridique, certaines dispositions devraient être clarifiées et offrir une meilleure cohérence avec d'autres législations. Sur le terrain, l'évaluation a révélé que des lacunes dans le suivi et l'application de la directive ont nui à son efficacité", selon l'UNM. 

La Commission se doit d'évaluer la législation de l'UE pour garantir que celle-ci est bien adaptée aux technologies numériques émergentes et aux produits innovants. La directive Machines fixe des exigences générales en matière de santé et de sécurité pour les produits, tels que les robots ou les imprimantes 3D. Les solutions techniques à mettre en œuvre pour atteindre le niveau de sécurité élevé sont ensuite laissées à la discrétion des fabricants. La Commission lancera une étude pour approfondir certains aspects des technologies émergentes, tels que les collaborations homme-machine, qui ne sont pas explicitement abordées par la directive.

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Nanomatériaux : deux bases de données désormais consultables

Le site web de l'Observatoire des nanomatériaux de l'UE (EUON) a été mis à jour avec de nouvelles informations sur l'utilisation des nanomatériaux dans différents secteurs (alimentation, médecine, recherche fondamentale...) en sécurité. En outre, deux bases de données sont désormais disponibles sur la nanotechnologie et la technologie et pour trouver des informations de sécurité sur les nanomatériaux :

  • NanoData : données sur différents produits, projets de recherche, publications, brevets et entreprises qui peuvent être facilement filtrées par secteur et par emplacement géographique. 
  • eNanoMapper : l'une des plus grandes sources de données actuellement disponibles sur les propriétés toxicologiques des nanomatériaux ; données et outils pour l'évaluation des risques liés aux nanomatériaux.

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EU-OSHA : bilan des réalisations 2017 et objectifs futurs

Dans son rapport annuel 2017, l'EU-OSHA souligne son implication continue dans l’amélioration de la sécurité et de la santé au travail (SST) dans toute l’Europe à travers la campagne "Être bien sur les lieux de travail quel que soit l’âge" qui a pris fin et d’autres projets phares, tels que ESENER-2, OiRA, la SST dans les micro-et petites entreprises et les coûts et avantages de la SST.

Lire le communiqué de presse

Lire le rapport annuel 2017 (en anglais) et le résumé (en français)

Consulter l’infographie sur les principaux indicateurs de performance de l’EU-OSHA

La SST dans les micro et petites entreprises dans l’UE

Un nouveau rapport dans le cadre du projet triennal SESAME présente l’état de la santé et de la sécurité au travail (SST) dans les micro et petites entreprises en Europe. L’objectif principal consistait à déterminer ce qui fonctionne, pour qui et dans quels contextes.

L'analyse se base sur l'étude de 162 micro et petites entreprises représentant divers secteurs d’activité dans neuf États membres de l’UE, avec pour chaque étude de cas : une visite de l'entreprise, des entretiens avec le propriétaire-directeur et avec un travailleur, l'observation des activités de l’entreprise.

L’une des recommandations essentielles issue de cette étude est qu’il est nécessaire de renforcer et de maintenir les systèmes étatiques de réglementation et de contrôle dans tous les États membres de l’UE. Il est également important d’associer les organisations syndicales et patronales à l’élaboration de politiques pouvant englober les micro et petites entreprises dans l’UE, d’une meilleure intégration de la SST dans le système de formation sectoriel et d’offrir des solutions pérennes, aisément applicables et transférables aux micro et petites entreprises.

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Substances dangereuses : l'EU-OSHA lance un outil électronique pour évaluer et gérer les risques

Parmi les multiples ressources de la campagne Lieux de travail sains 2018-2019, l’outil électronique de l’EU-OSHA sur les substances dangereuses et les produits chimiques entend fournir aux entreprises les informations et les conseils dont elles ont besoin pour évaluer et gérer les dangers connexes pour la sécurité et la santé. 

Ce guide interactif vise les petites et moyennes entreprises et les entreprises sans connaissance spécifique du sujet. Il fournit des informations générales et des exemples de bonnes pratiques, personnalisées et faciles à comprendre, sur les risques, l’étiquetage, la législation, les mesures de prévention et bien d’autres sujets. À partir d'un questionnaire, un rapport adapté à la situation de chaque entreprise individuelle peut être édité sur la gestion des substances dangereuses, qui inclut des pistes d’amélioration.

L'outil électronique est actuellement disponible en anglais ; différentes versions nationales suivront au cours de l’année.

Découvrir l'outil électronique sur les substances dangereuses